FAIT A LA GROTTE DE HAN.
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nétrer plus avant, à cause des quartiers de rocs cjui brent le passage, et bientôt il fallut retourner sur nos pas, car devant nous s'ouvrait un vaste аЪЬпе^ dans lequel il était impossible de descendre, à cause de la rapidité de la pente. Sa profondeur était telle qu'on ne pouvait apercevoir Tinté- rieur. Nous y jetâmes quelques pierres ; elles allaient tomber dans l'eau, après avoir roulé pendant long-temps sur les chers : nous y jetâmes ensuite une torche de paille mée ; mais nous ne pûmes entrevoir qu'un large souterrain rempli d'eau et de fragmens de rocs.
Exi sortant de la Grotte du trophée y nous étions à cent neuf mètres de distance du dernier passage d'eau et à six cent vingt- cjuatre mètres de la sortie de la Lesse. Nous nous remîmes en marche par le chemin que nous avions laissé sur la droite et bientôt, après avoir dépassé une énorme pierre, nous nous vâmes au coin àt^ Mamelons. C'est un endroit fort humide, qui est peu élevé au-dessus de la surface des eaux de la Lesse. On y voit une quantité considérable de stalagmites arrondies en forme de mamelons. Il y en a trois principales, de la hauteur d'un mètre environ : leur surface semble travaillée au ciseau et criblée d'une infinité de petits réservoirs. Ce genre de stalagmites est assez rare dans la grotte de Han : on en trouve encore dans l'une des petites grottes, qui sont à la sortie de la Lesse. Nous en avons vu une aussi à Freyr \ on la nomme la Cascade.
En avançant, on cesse bientôt de marcher sur la terre glaise et l'on passe par plusieurs chemins rocailleux qui se sent d'une manière presqu'insensible. Dans l'un d'eux nous aperçûmes un arbre d'environ trois mètres de hauteur, avec ses branches et ses racines, que la violence des eaux avait en-
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